Décherrance





Effrayés, ils marchent vers leur terrier, le front bombé de leur décherrance...
On y geint, on y piaille, on s’y serre, on y rit, s’y insulte, s’y déchire, s’y rassure. Et le monde n’est plus qu’une mosaïque de basses-cours où la boue des mares empeste la charogne. Nappes d’égouts où flotte un azote aussi acide qu’une idéologie. 

Reste le vent. 

J’ai loué les ailes d’un albatros et je pars loin des breuils où les bêtes se replient.


CD, 19/04/2017


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